Dialogue N°163 – Atelier « Les amonts du LIEN »

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Fenêtre ouverte sur l’Éducation Nouvelle telle qu’elle s’invente et se vit dans d’autres pays, de Haïti à la Belgique, de Russie au Luxembourg, d’Italie à la Tunisie, de Suisse au Kenya et au Maroc, cette rubrique désormais régulière a l’ambition de nous faire entrer dans quelques activités, projets et questionnements du L.I.E.N. (Lien International d’Éducation nouvelle).

Édito

Non, l’Éducation Nouvelle ne peut se concevoir à l’échelle d’un seul pays.
Oui, les paris qu’avec d’autres nous portons ici en France sont choses partagées ailleurs dans le monde : le Tous capables, la bataille pour l’émancipation, la lutte contre toutes les exclusions et en particulier autour des savoirs, l’action pour une École et une formation qui respecte les personnes, les cultures,
l’histoire, les territoires, etc.
Toute la question est de mieux comprendre comment mener ces combats ensemble. Comment ils s’insèrent dans des contextes sociaux, économiques, politiques parfois très différents des nôtres. Comment coopérer sans penser à la place de l’autre. Comment comprendre notre propre situation française dans le prisme de questions venues d’ailleurs , lesquelles sont pourtant tout autant les nôtres : la lutte contre l’échec scolaire et la pauvreté ; l’invention de formes nouvelles de démocratie ; la transformation d’institutions souvent archaïques tant dans leur fonctionnement que dans les mentalités.
Alors soyons attentifs aux avancées des autres ! Mais soyons aussi conscients de nos responsabilités historiques (le post-colonial reste une question majeure) ; de nos propres zones de questionnement (autoritarismes, xénophobie et racisme d’état ici même nous inquiètent ) ; des disparités de richesse entre pays, entre habitants et de l’impact de nos modes de vie européens sur la vie d’autres continents.
L’École, la formation, l’éducation, la création seraient-elle à l’abri de ces questions ? Non, nous ne le pensons pas.
Oui, nous avions de bonnes raisons d’évoquer dans notre Texte d’orientation de 2013 d’un « monde en crise travaillé par des aspirations et des exigences ». À l’époque déjà nous refusions « la domination de l’ultra libéralisme [qui se caractérise] ces dernières années par une aggravation de la crise et de son caractère mondial et structurel (…) la logique du marché et la servitude [qui envahit] les champs de l’éducation, de la culture et de la santé. »
« La violence des rapports sociaux, ajoutions-nous, conduit de façon contradictoire et à la résignation des personnes et à l’émergence de formes nouvelles de résistance et de militantisme. Le GFEN, depuis sa création en 1921, participe à une bataille d’idées à l’échelle de l’Histoire, bataille qui prend une dimension mondiale avec son activité au sein de réseaux internationaux. » (1)
À nous maintenant de transformer
l’essai, même modestement et tout de suite au sein de cette nouvelle rubrique !
(MN – GFEN)

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