
Ce sommet s’est tenu le 2 Octobre 2026, à la Maison de la Paix à Genève. Comme le rappelait Korczak : « Les enfants doivent être pris au sérieux et méritent qu’on parle avec eux de toutes les choses qui les concernent. »
Voilà pourquoi avec des représentant.es de différentes ONGs, des juristes internationaux défendant les droits des enfants, il m’a semblé compte tenu de la situation d’être présent pour pouvoir entendre leurs voix, pour pouvoir informer nos mouvements au sein de Convergences.
C’est ce qui se fit dès la cérémonie d’ouverture, un débat fut animé par 8 jeunes partageant leurs analyses, réflexions et recommandations sur la justice, la protection et la réparation pour pouvoir construire de nouvelles perspectives collectives de paix.
Il y eut des témoignages bouleversants concernant des enfants victimes de conflits guerriers et parfois enrôlés comme soldats. Je fus frappée par cette inscription au dos d’un t-shirt porté par l’un d’entre eux qui fut victime : « Soldier no, Children yes ».

Face à ces atteintes et violations profondes, que faire pour construire avec ces jeunes des mesures de réparation, dans le champ de la culture de paix ?
Cela nous interroge sur ce que nous devons mettre en place, à l’école, avec les associations, les familles, pour que de telles atrocités, violations ne se reproduisent pas.
Rien n’est fait actuellement dans les instances de formation pour aborder ces questions. L’éducation pour tous et toutes doit être une forme de réparation, ainsi que l’aide psycho sociale. Quel doit être notre rôle, face aux traumatismes de guerre et faire exister le droit humain de refuser les guerres, l’objection de conscience. Il devient urgent de construire une éducation au service de la paix.
Dans les instances et au sein de Convergences, nous devons mettre en débat ces questions, assurer notre solidarité, faire connaître nos actions auprès des institutions internationales et diplomatiques de l’ONU. N’oublions pas ce qui se fit en 1921 !!!
Colettte Charlet
